Mais d'abord, pourquoi réaliser un bilan carbone ?

Avec Mon Suivi Logement, nous voulons aider les Français à réduire l’impact environnemental de leur logement. Nous en faisons donc logiquement de même en interne, en essayant de diminuer au maximum l'empreinte carbone de Mon Suivi Logement.

Pour agir efficacement, il est indispensable de comprendre d'où proviennent les émissions. Nous calculons donc l'empreinte carbone générée par l'activité de Mon Suivi Logement depuis 2020 avec la société  Toovalu. Et nous pensons que toute entreprise devrait en faire de même.

Notre cap : la stratégie nationale bas-carbone

Le Plan Climat de juillet 2017 a fixé un cap de neutralité carbone dès 2050 pour le territoire français, soit une division par 6 des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Selon le GIEC, atteindre cet objectif est indispensable à l’échelle mondiale, et dès que possible, pour contenir le réchauffement climatique a 1.5°C.

Si la France parvient à respecter le scénario de référence (la courbe bleue du graphe), elle atteindra en 2050 un niveau d’émission que l’on pourra considérer comme incompressible, soit environ 80 Mt CO2eq. Pour atteindre la neutralité, il faudra donc ajouter des puits de carbone (courbe verte) afin de compenser complètement les émissions.

Source : https://www.ecologie.gouv.fr

Bilan carbone de Mon Suivi Logement en 2021

En 2021, Mon Suivi Logement a émis l’équivalent de 77 tonnes de CO2, ce qui correspond à 30 tours du monde en voiture. Rapporté à l’effectif, notre empreinte carbone se situe dans la moyenne des sociétés du numérique, avec environ 6 tonnes par salarié.

Qu’est-ce qui a changé depuis 2020 ?

Augmentation de l’empreinte carbone

En 2021, Mon Suivi Logement a donc émis l’équivalent de 77 tonnes de CO2, soit 14 tonnes supplémentaires par rapport à 2020. Comment expliquer une telle augmentation ? 

La première raison, c’est que nous avons recruté 4 salariés, ce qui a impacté nos émissions totales. Pour autant, notre bilan carbone par salarié reste de 6 tonnes, ce qui est encourageant.

La seconde, c’est qu’en 2020, nous avions calculé le bilan sur la base de 37 données différentes. En 2021, nous avons approfondi la démarche, et utilisé pas moins de 48 données. Certaines sources d'émissions substantielles n'avaient pas été comptabilisées l'année précédente, ce qui explique une différence aussi importante.

Les ajouts / changements les plus impactant sont :

  • La prise en compte des taxis / VTC
  • La prise en compte des émissions en télétravail
  • La prise en compte des notes de frais de restauration hors ticket restaurant
  • Un bilan carbone plus précis fourni par nos prestataires logiciels

Notre calcul étant maintenant plus complet, notre bilan 2021 parait plus élevé que celui de 2020. En vérité, il est surtout devenu plus précis. Ces données fiables nous aideront à cibler nos actions, jusqu’à atteindre un seuil incompressible.

Les avancées de notre plan d’action

L’an dernier, des membres de l’équipe ont proposé des tâches concrètes pour diminuer notre bilan carbone. Nous avons commencé à les appliquer cette année :

  • Réduction massive de l’envoi de courriers.
  • Achat d’équipements reconditionnés (ordinateurs, écrans, téléphone portable).
  • Nous avons réclamé auprès de nos prestataires logiciels des informations sur leur empreinte carbone
  • Hébergement de serveur : nous utilisons un prestataire français. Le mix énergétique de notre territoire en fait un partenaire plutôt décarboné, par rapport aux solutions étrangères.
  • Intéressement individuel pour les salariés, basé en partie sur la diminution de l’empreinte carbone de l’entreprise.

En parallèle, nous poursuivons notre engagement pour la biodiversité en soutenant l’association SOPTOM, qui étudie et protège les reptiles, notamment les tortues, en France et à travers le monde.

Pierre Laz
Article par Pierre Laz
7 juin 2022
Rédacteur spécialisé dans l'habitat et le carnet d'information du logement.